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La première citation de Frankenbourg remonte à l'année 1125. Il fut construit par Siegbert III de Sarrebrucken, allié des Hohenstaufen. Siegbert obtient, en 1153, de Frédéric Barberousse, le titre de Seigneur de Frankenbourg. Son fils préféra porter le titre de comte de Werd.
En 1232, les comtes font oblation de leurs biens à l'évêque de Strasbourg.
An 1359, après l'extinction de la famille, Frankenbourg revient au châpitre de la cathédrale de Strasbourg.
Vers 1411, afin de dédommager Bourcard de Lutzelstein d'une élection annulée (voir Petite-Pierre), le châpitre lui donna la forteresse qui fera l'objet de nombreuses restaurations et modernisations.
En 1470, en prévisions d'une attaque bourguignonne, la ville de Sélestat engagea un châtelain pour la défense de la forteresse.
En 1582 la foudre frappe Frankenbourg. Le château sera détruit par le feu.

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Le site fut occupé depuis la préhistoire, plusieurs enceintes (type mur païen du Mont Sainte-Odile) enserraient le Schlossberg.
Frankenbourg, exemple type des châteaux romans alsaciens, est construit sur un sommet séparé de la montagne par un petit col. Son mur d'enceinte suit le rocher qui lui sert de fondation.
Le donjon, reconstruit au 13ème siècle dans sa forme ronde, se dresse au centre du château, le logis seigneurial et les communs s'agencent autour de la cour.
Le sentier d'accès mène le visiteur le long du fossé médiéval qui enserre la forteresse. A l'approche de la porte, le chemin de défilement est protégé par un bastion triangulaire (pour armes à feu) du 15ème siècle.

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La cour du Frankenbourg couvre une surface relativement importante. A droite le donjon concerve de belles marques de tâcherons. Sur le mur ouest un escalier permettait l'accès au chemin de ronde, les restes de bâtiments sont ceux du logis seigneurial.
A l'extrémité sud un bastion carré, du 15ème siécle, présente des archères.
Le visiteur, en faisant le tour du site, découvrira deux belles fentes d'éclairage du mur gothique.

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Bien avant l'époque médiévale, l'endroit où se dresse aujourd'hui ce château a fait l'objet de constructions. Des découvertes archéologiques ont révélé la présence d'objets qui remontent à l'âge du bronze monnaies romaines et statuette, taureau aux 3 cornes exposée a la maison de Villé découvert par un habitant de Rombach le Franc. Cela n'a rien d'étonnant quand on songe que l'endroit représentait une position stratégique et un verrou important pour surveiller l'entrée des deux vallées : le val de Villé et le val d'Argent.
L'origine exacte du château est inconnue mais un ancien analyste, Daniel Specklin, affirme que c'est Clovis (Clodovig) roi des Francs qui construisit ce château vers le cinquième siècle lorsqu'il fit la conquête de l'Alsace. Il bâtit ce château sur un plateau qui domine les deux vallées de la Lièpvrette et de Villé afin de s'assurer plus facilement le passage de ses troupes d'est en ouest. Il nomma ce château le « château de Frankenbourg » qui veut dire la forteresse des Francs (Burg der Franken). Il y bâtit une chapelle où Specklin dit avoir vu sur l'un des vitraux peints qui existaient encore de son temps les premières armoiries des Francs : trois crapauds de sables sur un champ d'argent. Selon la légende, au cours de bataille de Tolbiac que de nombreux historiens situent au Kochersberg au nord-ouest de Strasbourg, Clovis avait promis à sa femme Clotilde qu'il se convertirait au Dieu des Chrétiens si celui-ci lui accordait la victoire. La tradition veut que cette promesse eût été prononcée au château de Frankenbourg. Après sa conversion au christianisme, Clovis aurait remplacé les trois crapauds par trois fleurs de lys qui sont devenues ensuite les armes des rois de France. C'est dans la chapelle de ce château, dit la tradition, que l'épouse de Clovis Sainte Clotilde a prié, pendant la bataille de Tolbiac, pour obtenir la victoire et la conversion de son mari. Dans la région a longtemps circulé une autre légende. Au pied de la montagne, du côté de Villé, il y a un village qui porte le nom de Bassemberg (la montagne de Basine), où la mère de Clovis, selon la tradition, avait une demeure qu'elle habitait pendant son séjour dans la contrée.

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Cependant, il n'y a pas que les pierres qui valent le détour, la flore aussi : on y croise de jolies plantes, d'ailleur, s'il y a un botaniste qui passe par ici, j'aimerai bien avoir confirmation du nom de fleur ci après 

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il me semble que c'est de la molène noire, mais j'ai un doute ..... 

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Je suis rentrée avec de la berce : tiges confites au sucre et feuilles blanchies pour farcir au fromage frais assaisonné de petits morceaux de tige de berce confite, j'aime bien le léger goût d'agrume de type pomélo qui se dégage de la plante

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