SUR LES TRACES DU BLAIREAU
Image d'internet
Profiter du dimanche pour assister à une sortie de l'ANAB ( Association Nature Alsace Bossue ) sur les traces du blaireau à Berg
4 petits km de promenade sur les hauteur du village, avec Roland, notre guide de l'ANAB qui nous embarque allègrement sur les traces du blaireau, nous explique son mode de vie, son environnement en perte de vitesse, son mode d'alimentation avec une monoculture et des pesticides qui lui font plus de mal qu'autre chose
On nous montre des cranes trouvé devant des gueules, faut savoir que le blaireau est interdit de chasse dans le Bas Rhin, mais le piégeage, le gazage et l'empoisonnement dans les terrier n'est pas considéré comme de la "chasse", donc on retrouve des ossements...
Une mâchoire dont la mandibule inférieure ne se déboite pas, une arrête sur le haut du crane qui sert d'ancrage aux muscles des épaules, signe de spécialisation dans le fouissage (c'est une machine à creuser)
Une pierre calcaire portant des traces de griffes trouvée à l'entrée d'une gueule : le blaireau a fait preuve de persévérance pour la déloger et sortir du terrier qu'on appelle château
latrines blairales : l'animal est très propre, il installe ses commodités assez loin de l'entrée et fait dans des petits trous, un peut comme les chats, mais il ne les comble pas
Sur certains points stratégiques, comme aux alentours du terrier, sur les sites d'alimentation ou le long des limites du territoire, les blaireaux déposent leurs excréments dans de petites excavations creusées à la surface du sol, les pots, rassemblées en latrines. Près de 70 % des marquages d'un clan se trouvent en limite de territoire et suivent les accidents du terrain. Ils sont ainsi déposés le long de haies, de chemins, de ruisseaux et de lisières. Ailleurs, les pots peuvent aussi jalonner une prairie, formant une trace créée par le passage répété des blaireaux eux-mêmes, mais sans support physique initial apparent.
Durant toute l'année, le blaireau inspecte de nuit son territoire, mais son activité varie selon les saisons. Au printemps, époque de la reproduction, elle est intense. Au contraire, lorsque les ressources alimentaires se raréfient, l'activité de marquage du clan est nettement plus réduite, les territoires s'élargissant et les animaux se consacrant principalement à la recherche de leur nourriture. Fréquentant de façon régulière les mêmes sentiers et utilisant les mêmes latrines, ce qui assure le maintien de l'odeur du groupe sur le territoire, les animaux d'un même clan partagent la même odeur. C'est ce balisage odorant qui fonde la cohésion du groupe des blaireaux et facilite la reconnaissance individuelle.
traces de vermissage : le blaireau se nourrit de vers de terre, d'insectes, d'escargots .... il fouille la terre à la recherche de vers de terre et peut en manger un toutes les deux minutes, à condition d'en trouver : les pesticides qui tue la faune dans le sol et la disparition des vergers et pâtures mettent à mal son mode d'alimentation. Il est accusé à tors de creuser de gros dégâts dans les cultures, mais cela tient à la légende ! L'animal s'aventure rarement au delà du bord du champs, ne digère pas le maïs ni le blé, adore les baies sucrées mais n'est pas capable de grimper à un arbre
Il préfère grignoter les baies qui traine au sol
Il est aussi très craintif en plus d'être nocturne, une adaptation vieille de plus de cent milles ans, du temps où il avait des prédateurs (hormis l'homme)
Il fait parti de la grande famille des mustélidés, comme la belette, la martre, la loutre et le glouton
Au sein d’un groupe de blaireaux, il existe une hiérarchie moyennement marquée. Toutefois, la reproduction est généralement l’apanage des seuls dominants de l’espèce. Une certaine cohésion sociale s’installe par exemple entre les mères qui élèvent ou prennent soin des petits de leurs congénères.
Dès 2 ans, les blaireaux atteignent leur maturité sexuelle. La saison des amours commence après les grands froids, juste au terme de la période de repos que s’accordent les blaireaux. Mais si en hiver ils sont peu actifs, ils n’hibernent pas pour autant. Cette période amoureuse a lieu entre janvier et mars. Avant d’être mère, une blairelle n’est pas du tout fidèle à un seul mâle, loin s’en faut puisqu’elle s’accouple avec plusieurs blaireaux d’un clan. Une fois la mise-bas, la femelle et le mâle forment un couple soudé et fidèle.
Il faut toutefois noter qu’une femelle peut s’accoupler à différentes périodes de l’année, c’est-à-dire lorsqu’elle est réceptive. Chez les blaireaux, on parle d’ovo-implantation différée puisque chaque ovule fécondé n’est pas implanté immédiatement dans l’utérus mais reste en attente pendant une longue période, parfois 10 mois.
Dès que l’ovule fécondé est implanté dans l’utérus, la gestation commence et dure que 2 mois. C’est donc parfois jusqu’à un an après l’accouplement que naissent les blaireautins. Une blairelle peut avoir entre 2 et 7 petits par portée. La mère prend soin d’eux dans le terrier que le mâle a construit et aménagé. Les blaireautins sont vulnérables à la naissance car leurs yeux ne sont pas encore ouverts, leur corps n’est pas encore doté d’une fourrure suffisante pour qu’ils aient chaud, et ils sont incapables de se déplacer. Leur mère les allaite pendant 3 mois, mais environ 6 semaines après leur naissance les petits s’aventurent déjà hors du terrier où ils jouent entre eux en attendant la têtée.
Terrier secondaire abandonné
terrier comblé par un poteau de bois empêchant le blaireau de sortir et le condamnant à mourir noyé dans son terrier en cas d'inondation ou à creuser une autre sortie s'il a de la chance
Château principal, on voit les nombreuses gueules avec les écoulement de déblais :
Les gueules (ouvertures extérieures des galeries) ont généralement de 20 à 30 cm de diamètre, mais certaines d'entre elles sont assez larges pour permettre à un homme d'y pénétrer. Ces galeries, qui s'étagent sur plusieurs niveaux et peuvent s'enfoncer jusqu'à 5 m de profondeur, conduisent à des chambres de 1 m sur 0,50 m. Certaines sont habitées toute la journée par des animaux qui y dorment. D'autres sont des latrines. Il existe probablement aussi des cimetières. Enfin, certaines galeries se terminent en culs-de-sac.
Quand les terriers sont très grands, le clan n'en habite qu'une partie, le reste étant alors occupé par d'autres espèces animales, comme le renard ou le lapin de garenne. Cette cohabitation est le plus souvent pacifique.
Les activités de terrassement occupent les blaireaux en toutes saisons, elles sont cependant plus fréquentes à l'automne et au printemps. En octobre et en avril dans le centre-ouest de la France, d'août à octobre et en mars en Angleterre, par exemple, les blaireaux travaillent, tous ensemble ou à quelques-uns, soit au percement de nouvelles galeries, soit au réaménagement des anciennes.
Avec ses pattes antérieures, puissantes et équipées de griffes solides, l'animal creuse la terre, la faisant régulièrement passer sous son ventre. Il la repousse à reculons vers l'extérieur et la rejette avec une très grande vigueur, créant ainsi un cône de remblai devant l'ouverture de la galerie. Au sommet du cône, le blaireau a formé une gouttière au cours de sa marche à reculons. C'est probablement la raison pour laquelle l'animal creuse de préférence son terrier sur les talus, la pente favorisant l'écoulement des déblais.
Lorsque, au cours de ses travaux de terrassement, le blaireau rencontre des pierres (celles-ci peuvent peser jusqu'à 4 kg), il les extrait et les sort hors du terrier, soit en les repoussant avec ses pattes postérieures, soit en les transportant dans sa gueule.
































