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Bien le bonjour à vous mes amis

Je vous entraîne aujourd'hui dans une agréable petite promenade histoire de visiter le château du Haut-Barr près de Saverne. Pour y accéder, il suffit de quitter Saverne par la D171 qui mène directement au pied de la ruine, et quand je dis au pied, tu te gare directos devant la porte d'entrée

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Dominant la ville de Saverne du haut de ses trois rochers, le château du Haut-Barr culmine à 458 m d'altitude.

Il est fait mention de ce château la première fois en 1123, mais c'est en 1168 qu'il prend vraiment son essor avec l'aquisition du Markfels (le troisième rocher) par l'évêque de Strasbourg (sous l'impulsion de Frédéric 1er Barberousse)

Puis le château prend de l'envergure avec la construction de la tour heptagonale (à sept côtés) et de la chapelle castrale vouée à St Nicolas et à la Sainte Trinité.

Mais ce n'est qu'au XIIIème siècle que le château deviendra une véritable citadelle épiscopale, quand les évêques de Strasbourg le choisiront comme résidence

Quand à la chapelle, elle sera consacrée par l'évêque Conrad de Lichtenberg en 1291 et deviendra un lieu de pèlerinage .

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Mais dans ce château, il n'y a pas que la chapelle qui vaut le détour, le reste aussi :

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Le tremblement de terre de 1356 va sérieusement l'endomager mais il sera reconstruit en 1360.

De même, il sortira victorieux du siège par les paysans en 1525

C'est en 1583, en pleine renaissance, qu'il sera entièrement remanié pour s'adapter à l'évolution des armes à feu, et ce, par l'évêque Jean de Manderscheidt-Blankenheim.

Ce dernier aurait institué au château la "confrérie de la corne", une société de francs-buveurs boit sans soif qui aurait réunis tout ceux qui avaient pu vider, en un seul coup, une symbolique corne d'aurochs (un boeuf sauvage ressemblant à un bison, disparut lui aussi) contenant quatres litres de vin....

Il a aussi fait ajouter de nouvelles enceintes au château, de même que l'imposant portail

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En 1584, les chanoines catholiques dans leurs ensemble quittent Strasbourg et se réfugient au Haut-barr.

Par contre, à la mort de l'évêque Manderscheid-Blankenheim, le château revient à Charles de Lorraine et la gestion du château sera confié au conte Hermann Adolphe de Salm-Reiffenscheid en 1607.

Après la guerre de trente ans, et conformément au traité de Westphalie, le château sera démantelé, puis brièvement restauré en 1743 par les troupes françaises avant d'être définitivement abandonné l'année suivante .

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Le Haut-Barr est plus qu'un château-ruine, c'est aussi un restaurant qui vaut le détour

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Mais qui dit château, dit aussi légende, et qui parle du Haut-Barr, parle forcément du pont du diable

On est en Alsace et le diable fréquente souvent l'Alsace, il a d'ailleur une grand mère, une Grossla, Grossmueter alsacienne.... mais bon, les archives qui permettent de reconstituer son arbre généalogique n'existent plus ou sont très difficiles d'accès et on n'en sait pas plus sur cette Grossla pour laquelle il a beaucoup d'affection !

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Le pont reliant le petit rocher du sud au rocher principal se nomme le Pont du Diable. Il hérita de ce nom suite à l'histoire suivante :

Un premier pont fut construit par l'évêque de Strasbourg pour relier les deux rocher lorsque ce dernier acheta le troisième rocher à l'abbaye de Marmoutier au environs de 1171.

Les travaux avançaient bien mais au moment de poser la dernière pierre, l'édifice s'effondra. On reconstruit donc le pont une seconde puis une troisième fois mais à chaque fois, le pont s'effondrait au moment de poser la dernière pierre de l'édifice. Les ouvriers se désespéraient, l'évêque aussi.

C'est alors que se présenta un tailleur de pierres qui assura pouvoir bâtir le pont à lui tout seul et cela en une nuit. Au début, on se gaussa de lui, mais devant son insistance, l'évêque décida de lui laisser sa chance. Il se renseigna tout de même sur le salaire que demanderait le tailleur de pierres. Ce dernier ne voulait pour son labeur que l'âme du premier être vivant qui traverserait le pont ! L'évêque répondit "affaire conclue !"

Le lendemain matin, le pont était bâti et le diable, car c'était lui le tailleur de pierre, attendait son dû ! Mais à malin, malin et demi : l'évêque avait bien préparé son coup et c'est un chien errant que ses hommes avait capturé dans la nuit qui fut envoyé le premier pour traverser le pont.

Le diable en fut pour ses frais, mais le marché ayant été respecté, il dut se résigner : de colère il frappa si durement le rocher de ses pattes de bouc, qu'il y laissa ses empreintes avant de disparaitre !

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En parlant de ruines, ... petite photo du Dragon

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Je ne serai pas là pour une dizaine de jours, mardi je serai hospitalisé pour une arthrodèse L5-S1.

Je vous reverrai ici (ou pas) dès la mi-avril

Bisoussssssssssss et à plus dans le bus